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expo paliseul

  • Expo à Paliseul

    Beaucoup d’éloges à l’égard de Benjamin gourmet

    et de ses œuvres  lors du vernissage de son exposition

    à la salle Paul Verlaine à Paliseul.

    Du beau monde aussi pour cette  énième exposition dans cette salle que l’artiste connait très bien et dans laquelle il en serait à son sixième passage.

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    C’est Jacques Barras, Imprimeur à Bouillon, son ami, son imprimeur officiel, avec qui il entretient une amitié toute aussi vieille que ses premières œuvres, au point qu’il a fait, la présentation et la critique des œuvres de Benjamin, à la demande de l’artiste.

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    « Quel défi tu m’as lancé il y a deux mois, en me demandant de présenter ta sixième exposition, ici dans les murs de la salle Paul Verlaine. Et pourtant Dieu sait  s’il est difficile pour moi de dire du bien des gens. » C’est ainsi que l’imprimeur, ancien rédacteur de RGM, concepteur des laïus de la confrérie de la bière Godefroy dont Benjamin est chevalier, entra dans le vif du sujet en lançant au peintre : « J’espère que tu n’auras pas à le regretter » »

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    Morceaux choisis :

    « C’était l’époque où les tracteurs n’avaient pas quatre roues, mais bien quatre pattes avec un moteur qui n’avait qu’un cheval et qu’on nourrissait à l’avoine. » …/… « La surface du sol ne se mesurait pas en dizaines, voir en centaines d’hectares comme maintenant, mais en ares, pour un champ et quelques têtes de bovins. » …/… « Les enfants devaient participer activement à l’activité familiale avec des parents qui reprendront aussi, en plus que la ferme, la boulangerie du village. »

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    Historiquement :

    Benjamin, qui n’est d’ailleurs plus à présenter, est natif de Bellevaux en 1941. Il entre à Carlsbourg pour y faire des études normales et devenir instituteur. « Son prof lui détecte déjà un don certain pour le dessin et l’encourage dans cette voie » …/… « Il exercera son métier de maître d’école à Corbion jusqu’à sa pension, et apprendra à lire et à compter à plusieurs générations ».

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    En 1963, le maître d’école a épousé  Denise et deux enfants ont été le fruit de cette union.

    Le profil du peintre :

    Jacques Barras est alors entré dans le vif du sujet en faisant le portrait de son ami et peintre de toujours, en affichant dans son discours sa méconnaissance sur la peinture. Il en est ressorti une vision très réaliste que chacun a apprécié, à la juste valeur d’un « presque dialogue » entre les deux amis :

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    « L’Ardenne est sa principale source d’inspiration dans ses réalisations. Nous avons la chance de vivre dans une des plus belles régions du monde, une région qui a de l’âme.  Que ce soit au détour d’un  virage, à chaque sommet franchi, à chaque orée de bois, on découvre des paysages différents, plus beaux les uns que les autres. .. Vision éphémère, changeante au gré des saisons et de la lumière, il s’en imprègne pour la restituer et l’offrir à la postérité »

    Des villages, des ruelles, des paysages, des scènes de vie, rien que des choses banales, mais qui prennent vie sous les pinceaux de l’artiste, affichant ainsi une toute autre dimension. Ses ciels perturbés et colorés à outrance m’interpellent . On les croirait inventés, mais on peut les admirer, parfois le soir au coucher du soleil. Là, Benjamin m’a ouvert les yeux depuis des années déjà, ce qui me fait dire à chaque fois que Dieu est encore en train de copier les ciels de Benjamin.

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    Ce qui frappe aussi Jacques Barras, ce sont ces tableaux  aux toits tortueux, les pignons des maisons qui gondolent, les églises qui ressemblent à la tour de Pise …ce qui donne du mouvement et un côté féérique dans les paysages. « Cela aurait fait de lui un très mauvais architecte »

    Serait-il aussi un nostalgique de la bataille des boules de neige et des descentes effrénées en traineau dans les rues de Belleveaux lors des hivers rudes de sa jeunesse, au vu de ses paysages,

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    Continuant sa critique, il signale peu de personnages dans ses tableaux, bien qu’un couple de « petits vieux » l’ait interpellé alors qu’on les retrouve aussi dans les sculptures. Serait-ce un couple fétiche ? Un couple courbé, écrasé par les poids des années, déambulant d’un pas lent, ou côte à côte sur un banc, ou autours d’une table, sans un regard l’un pour l’autre, sans une parole, chacun vaquant à ses petites tâches journalières, en tricotant ou en lisant le journal. « Cela me fait penser à un couple d’enseignants retraités . On y ressent l’amour qui a vécu mais qui est émoussé par le temps, faisant place à une complicité sans faille, sincère et fidèle. Quelles expressions étonnantes dans ses personnages sculptés ! a terminé jacques Barras.

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    Benjamin a touché à l’huile, à l’acrylique, à l’aquarelle, à l’encre, au fusain, et aussi finalement à la sculpture.

    BENJAMIN GOURMET

    A voir jusqu'au 25 mai 2015

    DE 14h30 à 19h

    A la Salle Paul Verlaine

    10 Grand Place

    PALISEUL